Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 mai 2008

Le sens de la vie

1563962059.JPGParce que l'essence à 1,50 €, ça ne peut pas durer éternellement...
Pas assez cher, mon fils !
Pour arriver à sevrer les drogués de la bagnole que nous sommes, il faut augmenter significativement le prix de l'énergie fossile.
Je propose de fixer à 10 € le litre. Minimum.
Il n'y a qu'à ce prix qu'on pourra faire la révolution verte, que nos dirigeants seront obligés d'évoluer et d'investir dans les énergies propres et renouvelables, que les pétroliers sortiront leur brevets de moteurs propres, que les pistes cyclables deviendront la règle et non l'exception.
La décroissance s'imposera d'elle-même, car il n'y aura pas d'autre issue à ce suicide organisé.
Si l'on veut avoir une chance de sauver la planète, et de nous sauver par la même occasion, il faut enclencher aujourd'hui la révolution de l'énergie, et un retour à des besoins maîtrisés.
La situation actuelle me rappelle une phrase célèbre: Hier, nous étions au bord du gouffre. Aujourd'hui, nous avons fait un grand pas en avant.
Le pétrole ? D'ici 50 ans, il n'y en aura plus.
Le poisson ? Chaque jour des espèces disparaissent, la mer se vide.
L'eau ? On ne compte plus le nombre de fleuves, de lacs et de mers pollués.
L'air ? Quand il n'y a pas assez de vent pour disperser nos miasmes citadins, l'alerte pollution est systématiquement déclenchée dans les grandes villes.
On dirait que le monde entier est géré comme nos multinationales. Des profits pour une minorité à court terme, voire à très court terme, et après nous le déluge.

Hasta la revolución verde !


Sans transition (quoique), voici le lien du blog de Michel Onfray, où l'on pourra (re)découvrir des extraits d'émissions auxquelles il a participé.

02 février 2008

Le berger des mers...

56ad8e60f49f86a12ed0bf31bef4b205.gif...ou l'écologie active !

Un récent article du Point nous montre que les écolos ne sont pas tous de gentils babas cool barbus.

Paul Watson, un capitaine canadien, n'y va pas avec le dos de la main morte.
Sa stratégie est de pister les baleiniers japonais braconnant en Antarctique et de les éperonner pour les obliger à rentrer au port ! 

Son association, Sea Shepherd, est sur la même longueur d'onde que Greenpeace quant aux convictions, mais avec des moyens plus radicaux que des banderoles. 

Je ne sais pas si ces actions dissuaderont les japonais d'exterminer une espèce en voie de disparition, mais l'écologie active amène parfois des résultats, comme l'interdiction des OGM :-P

 

73dcae3be0a2166625093dc68890f53b.jpg


 

30 août 2007

Le début de la faim ?

4940f4b8aaa78a39dbdbc2f5b6395b93.jpgSi l'abeille venait à disparaître
de la surface de la terre,
l'espèce humaine n'aurait plus
que quelques années à vivre.

A. Einstein

 

 

 

 

 

 

 

Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d'abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation.

Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007.

L'aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d'abeille n'est retrouvé, et les ruches abandonnées sont vides d'occupants. On n'y découvre même pas les parasites d'habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir. En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et  de tournesol, les disparitions ont repris en force. Les pertes sont estimées de 15 à 95 % selon les régions, tandis qu'en Espagne, dont les 2,3 millions de ruches représentent le quart de la production européenne, la moitié est touchée.

Ce n'est pas une sonnette d'alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent… ou tentent d'actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de production de fruits ou de légumes possible. Rien qu'aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s'est effondré de 2,4 millions à 900 000, 90 plantes destinées à l'alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars.

Les scientifiques, qui ont donné le nom de "colony collapse disorder" à ce syndrome d'effondrement, tentent de trouver une explication. Suivant le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario, "Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". Selon lui, les insectes sont aussi directement ou indirectement victimes de l'efficacité sans cesse accrue des nouvelles générations de pesticides, censées protéger la nature mais dont l'effet se révèlerait particulièrement pernicieux. Il cite en exemple la pratique de plus en plus courante qui consiste à enrober les semences d'insecticide de façon à éviter l'épandage. Le produit est ainsi incorporé dans toute la plante, depuis les racines jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche en l'empoisonnant, ce qui explique aussi l'absence d'insectes "squatteurs" dans les ruches abandonnées: ils ne survivent pas.

 

Ref: Futura-sciences, Mediaterre 

20:25 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Abeilles, nature, écologie